Chapitre 7

Chapitre 7














































Bill ne bougeait plus, il était comme paralysé. Il sentait ses yeux le piquer, ses larmes menacer de tomber. Depuis le début il ne la sentait pas cette fille, il ne s'était pas trompé. Il aurait vraiment préféré s'être trompé.


Pourquoi Tom ne bougeait-il pas? Pourquoi ne disait-il rien?


Il avait mal à la tête à cause de la musique qui l'étourdissait, de l'alcool, de la situation. Il voulait partir. Partir tout de suite. Arracher son frère des bras de cette pouffiasse puisque celui-ci ne semblait pas décidé à la quitter de lui-même. Il avait supporté depuis le début et tout le long de la soirée les tripotages de cette fille, c'était trop lui demander de la voir lui voler Tom sous ses yeux. Elle l'avait embrassé... Elle l'avait embrassé et il ne l'avait pas repoussée? Pourquoi cet idiot ne l'avait-il pas repoussée? Pourquoi? ...


Bill en avait marre de se poser ces questions. La fille avait embrassé Tom et celui-ci ne l'avait pas repoussé, peut-être qu'il n'attendait que ça. Peut-être qu'il en avait envie, peut-être qu'il n'avait pas changé. Les faits étaient là mais Bill refusaient de les accepter. Tom n'était pas comme ça, il n'était plus comme ça. Cela aurait voulu dire sinon qu'il était aussi insignifiant pour lui que n'importe qu'elle aventure qu'il avait pu avoir auparavant. Or il ne l'était pas, n'est-ce pas?


Il tourna les talons, énervé contre lui-même cette fois. Après tout il ne savait pas. Il ne savait pas ce qu'il était réellement pour Tom. Il ravala ses larmes, et se dirigea avec le peu d'assurance qu'il lui restait vers un de ses gardes du corps. Il revint accompagné du deuxième vers la table des cinq autres jeunes, le premier étant parti chercher la voiture.


Bill pris une grande inspiration, priant pour que ses yeux ne soient pas rouges. La dernière chose qu'il voulait, c'était de laisser transparaître ses sentiments. Il voulu paraître froid détaché. Insensible. Mais il bouillonnait à l'intérieur de lui.


________ - Je crois qu'on devrait partir avant que tout le monde ne sorte en même temps quand la boîte fermera. Au revoir les filles. Son regard était vide, sa voix sans intonation particulière.



Personne ne répondit rien, l'euphorie était passée devant l'air trop sérieux de l'androgyne. Comme s'il venait juste de comprendre, Tom se leva brusquement, faisant se renverser Anna plus loin sur la banquette. Trop concentré sur le fait de ne surtout pas montrer ses émotions malgré l'alcool, Bill ne releva pas le fait que Tom ne s'excusa pas auprès d'elle, ne la regarda pas un seul instant. Andreas se leva à son tour, promettant à Silke de la rappeler bientôt. Bill savait qu'il ne le ferait pas.



Ils sortirent de la boîte sans un regard vers les filles, montèrent en silence dans la voiture. Bill fut contraint de s'assoir à côté de son frère, mais ne lui adressa pas la parole, pas un seul regard. Un mélange de sentiments contradictoires se combattaient ensemble à l'intérieur de lui. A cet instant il le détestait, avait même envie de le tuer, l'aimait comme un fou.

Il mourrait d'envie de lui arracher la tête, le c½ur; mourrait d'envie de le toucher, de l'embrasser. Bill se détestait. Pourquoi ressentait-il toutes ces pulsions envers le blond, pourtant si contradictoires ?


Ils déposèrent rapidement Andreas chez lui. Bill en profita pour prendre sa place, pour s'éloigner de Tom. Le reste du trajet s'effectua dans un silence quasi religieux. Bill lançait quelques regards en biais vers son frère. Celui-ci avait une drôle d'expression, était d'une pâleur presque effrayante. L'alcool probablement, pensa le brun avec dédain, certainement pas l'expression de quelques regrets. Il avait tord. Tom aurait voulu lui parler, mais il ne savait pas quoi dire. Il le trouvait bizarre. Froid et brûlant en même temps. Intimidant. Effrayant. Bill ne voulait pas lui parler de toutes façons, pas maintenant. Ils parleraient demain, pour le moment il avait trop mal à la tête pour ça.



Ils arrivèrent. Bill ouvrit sa portière, la voiture était à peine arrêtée. Il remercia vaguement les deux hommes et disparut à l'extérieur, suivit de Tom qui manqua de s'effondrer par terre, une nouvelle fois à cause de son baggy. Bill faillit rire mais se ressaisit. Il était censé lui en vouloir, pas censé être complètement gaga de ce briseur de c½ur.
Pourtant il l'était.




Il eut un peu de mal à trouver ses clés dans son sac, il en eut encore plus pour le faire entrer dans la serrure. Heureusement pour lui, ses longs cheveux cachaient ses joues à la vue du dreadé.


La maison était silencieuse. Vide. Visiblement, leur mère et leur beau-père ne dormaient pas ici cette nuit. Tant mieux. Il valait peut-être mieux pour eux qu'ils ne les voient pas dans cet état. Ils sentaient la cigarette bien qu'ils n'aient pas beaucoup fumé ce soir, ils puaient l'alcool à plein nez. Le maquillage de Bill avait complètement coulé sous ses yeux, Tom avait l'air d'être défoncé. Charmant tableau.


Le blond fixait ses pieds. La situation était désagréable. Aucun des deux ne parlait ou n'était en état de parler correctement, ni Bill ni Tom n'avait les idées claires. Finalement au bout de plusieurs secondes interminables, Bill monta dans sa chambre, Tom derrière les talons. Il lui marmonna quelque chose qui ressemblait à un « bonne nuit », auquel Bill ne répondit pas, lui fermant la porte au nez. Il se coucha encore habillé sur son lit, fixant le plafond pendant de longues minutes, perdu dans ses pensées embrouillées.


Tokio Hotel... Était-ce à cause de l'image qu'il devait donner que Tom s'était laissé faire? Il soupira. Était-ce son image de tombeur qu'il voulait préserver ou avait-il eut vraiment envie de cette fille? Une chose était sûre pourtant pour lui, sûre et douloureuse...


Un garçon comme Tom ne devenait pas gay du jour au lendemain.




Sans s'en rendre compte, il finit par s'endormir. Il se réveilla plusieurs heures plus tard. Sa nuit avait été courte et difficile, agitée, et cela se voyait sur ses traits.


Il s'étira et se frotta les yeux. La lumière l'éblouissait et augmenta son mal de tête. Définitivement, les lendemains de fêtes arrosées ne lui réussissaient pas. Il constata en grimaçant qu'il portait toujours ses vêtements de la veille, ils puaient. Il se leva et se dirigea vers la salle de bain. Il s'observa un instant dans la glace avant de filer sous la douche. Il avait une mine abominable, du noir jusque sur les joues dû aux larmes qu'il avait versé dans son sommeil.


La douche acheva de le réveiller. Il sécha rapidement les cheveux, se passa un simple trait de crayon et retourna dans sa chambre, une serviette autour de la taille. Il ne réfléchit pas et prit les premiers vêtements qui lui vint sous la main pour s'habiller. Il traina des pieds jusqu'à la cuisine où il trouva Tom, le nez dans son bol de céréales.


Il ne fit pas attention à lui et se dirige vers l'un des placard, à la recherche d'un médicament contre le mal de tête.


________ - Sur la table. Tom avait à peine relevé la tête.

________ - De quoi ? demanda-t-il, monocorde.

________ - Les médicaments. C'est ce que tu cherches non? Ils sont déjà sur la table.


Il tenta un sourire, levant enfin la tête vers le brun. Celui-ci resta de marbre et ne le regarda pas. Il savait qu'il lui aurait tout pardonné s'il croisait ses yeux, or il y avait encore beaucoup trop de questions qu'il se posait. Il avait besoin de réponses. Mais il n'osait pas parler. Tom n'attendait que ça. Un mot, une explication. Non, Bill ne devait pas le regarder, il était foutu sinon.


Il prit un verre d'eau, un cachet et l'avala, espérant que son effet ne mettrait pas beaucoup de temps pour agir. Il avait besoin de réfléchir, de faire le point. Il s'assit à l'autre bout de la table et évita soigneusement de regarder le blond qui ne le quittait pas des yeux. Il attrapa le paquet de céréales devant lui ainsi que la bouteille de lait et s'en servit un bol.



Le temps semblait prendre un plaisir malsain à s'écouler à une lenteur indécente.


Bill n'avait presque pas touché à ces cornflakes, les remuants hasardement alors qu'il réfléchissait à la meilleure façon d'aborder les choses. Il s'y était préparé au « désolé ptit frère, on a déconné... c'était une erreur, on ferait mieux d'oublier et de faire comme s'il s'était jamais rien passé entre nous deux. » Cela faisait des heures qu'il pensait à ce qu'il s'était passé depuis plusieurs semaines et aux évènements de la veille. Tom et lui ne voulaient probablement pas la même chose concernant l'autre. Bill aurait voulu plus, il voulait Tom, il le voulait entièrement pour lui.


Il risqua un regard vers le blond. Celui-ci le regardait, la cuillère en suspens au dessus de son bol. Il semblait lui aussi hésiter. Il ouvrit enfin la bouche pour parler, Bill attendit, un peu inquiet, un peu triste. Son c½ur battait vite. Ils y étaient enfin, la conversation qu'il avait tant attendue et tant redoutée à la fois. Il ferma presque les yeux lorsqu'il entendit la voix hésitante de son frère.


________ - Bill, à propos de hier... je suis désolé...

________ - Pas autant que moi, le coupa un trop sèchement le brun.


Tom resta interdit quelques secondes, coupé dans son élan. Il hésita encore plus, ne sachant pas réellement ce qu'il voulait dire. Tout était encore trop confus dans sa tête.


________ - Je...


Il s'interrompit. Les mots ne voulaient pas sortirent. Il ouvrit la bouche puis la referma.


Bill attendait, les nerfs à fleur de peau, la tête prête à exploser. Pourquoi Tom ne continuait pas? Pourquoi ne lui disait-il pas ce qu'il avait à lui dire? Il s'y était préparé à ses mots, il était prêt à les entendre.


Mais Tom n'ajouta rien et replongea les yeux sur son bol, muet. N'en pouvant plus, Bill se leva et quitta la pièce, abandonnant le dreadé à ses pensées, à ses remords. Il sentait pourtant son regard dans son dos à chacun de ses pas. S'il le rattrapait, alors cela signifiait qu'il regrettait.. Sinon c'était juste qu'il n'avait pas juste le courage de lui dire que tout était fini. S'il le rattrapait...


Tom ne bougea pas, se contentant de regarder son frère lui échapper sans rien faire pour le rattraper. Il attrapa sa tête dans ses mains. Il se sentait le roi des cons, faisant souffrir inutilement la seule personne qu'il ne voulait absolument pas voir souffrir.



Bill claqua la porte de sa chambre, s'effondrant en larmes sur son lit. Toutes ses pensées étaient tournées vers Tom. Il repensait aux moments passés tous les deux depuis cette fameuse soirée où ils avaient franchi la barrière fraternelle. Bill ne pouvait pas imaginer redevenir juste le frère. Il avait gouté à Tom et ne pouvait pas s'imaginer devoir s'en passer maintenant. Il était sa drogue. Il voulait passer sa vie avec lui. Il voulait surtout être le seul à désormais avoir le droit de l'embrasser, de le toucher. Il voulait être le seul avec lequel il ferait l'amour, le seul à se réveiller à ses côtés... Bill dû s'avouer l'inavouable : il était amoureux de Tom, amoureux de son frère. Amoureux... il trouvait encore le mot trop faible. Il était complètement fou de lui. D'une certaine façon, il l'avait toujours su.


Ses larmes coulèrent davantage.__________ Amour à sens unique, amour impossible...


Il entendit soudain de faibles coups frappés à sa porte. Il cessa instantanément de pleurer. Est-ce que c'était Tom qui venait le voir? Il ne voulait pas que le blond le vit dans cet état. Ses yeux devaient être rouges et gonflés, ses joues encore couvertes de larmes.


________ - Tom dégage, j'ai pas envie d'en parler! Sa voix tremblait un peu.


________ - Parler de quoi ?


Bill se figea.


________ - Maman ??


Il tenta d'essuyer du mieux qu'il pu les larmes sur son visage. Il inspira profondément, essayant de se calmer, de paraître normal.


________ - Je peux entrer ? demanda-t-elle timidement en poussant légèrement la porte.


Bill avait-il vraiment le choix? Il souffla un grand coup et se fixa un sourire sur le visage.


________ - Désolé, je pensais que c'était Tom... Je ne savais pas que tu étais rentrée...

________ - J'ai bien compris que ce n'était pas moi que tu pensais voir. Elle lui sourit tendrement.


Il ne se sentait pas très à l'aise. La situation.... Ça sentait la conversation mère/fils. Et il avait horreur de ça.


Sa mère l'observa quelques instants. Non, Bill n'aimait vraiment pas ça.


________ - Vous vous êtes encore disputé c'est ça? Il n'y avait aucune lueur de reproche dans sa voix , son ton était juste plutôt las. Habitué.


Il se tortilla sur place. Sa mère était l'une des personnes à qui il faisait le plus confiance. Mais elle ne pouvait pas savoir pour son histoire avec son jumeau, elle ne devait pas savoir, jamais. Or il avait besoin de parler, d'évacuer tout ce qu'il avait en lui. Déballer son c½ur.


________ - Ouais. C'est à cause d'une fille... je crois que je suis amoureux, ajouta-t-il.


A l'expression sur son visage, on aurait pu penser qu'il venait de lui annoncer la meilleure nouvelle qu'elle n'ait jamais entendu. Genre qu'il allait être papa. Trop émotive.


________ - Toi aussi ?


« Toi aussi » ? Qu'est-ce que ça voulait dire « toi aussi » ? C'était comme si son c½ur avait cessé de battre pendant un quart de seconde. Tom lui avait parlé. Tom lui avait dit pour Anna. Tom était amoureux d'Anna... Mais il n'avait vu cette fille que pendant une soirée! Bill ne comprenait pas, n'arrivait pas à comprendre. Il comprenait juste que c'était fini pour lui, que tout était fini si Tom ne voulait pas de lui.


Son ventre se tordit. En deux mots sa mère venait de briser tous ses espoirs.


Simone s'inquiéta immédiatement de son changement d'attitude, elle s'empressa de continuer.


________ - J'ai vu Tom juste avant -je ne supporte pas quand vous êtes comme ça tous les deux- et lui aussi m'a parlé d'une fille. Je crois qu'il était complètement perdu, dépassé par ce qu'il lui arrivait. Il n'arrêtait pas de répéter qu'il lui avait fait du mal, qu'il avait peur de la perdre, qu'il avait fait une erreur... Tu sais de quelle erreur il parlait? Impossible de lui faire cracher le morceau! Il n'a même pas voulu me dire son prénom! Enfin, c'est étrange de le voir dans cet état. ... Il ne t'as parlé d'elle?


________ - Non il ne m'en a pas parlé... dit-il tout bas, plus à lui-même qu'à sa mère.

Son c½ur s'était soudain gonflé d'espoir. Une erreur. Et si l'erreur était Anna hier soir? Et si c'était lui la fille? Il fallait qu'il le voit, il fallait qu'il sache.


________ - Où il est ? il tenta de ne pas paraître trop impatient. Son coeur battait à tout rompre.


________ - Parti. Il est parti juste après.

Parti? Son monde s'écroula.


________ - Mais il va revenir n'est-ce pas? demanda-t-il, inquiet.


________ - Bien-sûr qu'il reviendra Bill! Dit-elle en riant. Pourquoi ne reviendrait-il pas à la maison? Elle rit.


Bill ne répondit rien pendant un long moment, l'esprit en ébullition. Tom était peut-être seulement sorti quelques minutes, peut-être était-il déjà rentré? Sa mère l'observait d'un ½il intéressé, amusée presque.


________ - Je... commença-t-il.


Elle hocha la tête, comprenant de suite ce que son fils voulait.


Merci.



Il l'embrassa rapidement et sortit en hâte de sa chambre, laissant sa mère seule derrière lui. Il dévala les escaliers à toute vitesse, ayant le stupide espoir de voir Tom en bas, l'attendre dans le salon. Son sourire s'effaça instantanément lorsqu'il comprit que ce n'était pas le cas, que le rez-de-chaussée était complètement vide. Il fit un tour dans chacune des pièces, cuisine, salon sans trouver aucune traces de Tom. Il sortit dehors. La voiture de Tom n'était plus garée dans l'allée, il était réellement parti.



*



Il roulait sans but précis dans la campagne allemande depuis plus d'une heure déjà. Il n'avait aucune destination en tête, tout ce qui lui importait c'était d'être loin de chez lui, loin de son frère le temps de faire le point sur ses sentiments. Oui, ses sentiments. Tom avait enfin compris, avait enfin accepté ce fait. Tout collait : son sourire stupide quand il pensait à lui, les papillons dans le ventre quand il était avec lui, sa jalousie excessive... Oui il s'en rendait enfin compte: il était amoureux de Bill, amoureux de son frère. Lui qui n'était jamais tombé réellement amoureux...


Sans s'en rendre compte, il arriva à l'intérieur d'une petite ville. Les rues étaient désertes en cette fin d'après-midi. Il s'arrêta le long d'un trottoir et descendit de sa voiture pour se dégourdir un peu les jambes. Il fit quelques pas et finit par s'adosser à la carrosserie de son véhicule. Il s'alluma une cigarette.


Qu'est-ce que Bill faisait à cet instant? À quoi pensait-il?


Il tira une bouffée de fumée. Est-ce que Bill pensait à lui?


Tom sourit stupidement. Lui en tout cas pensait à Bill, il y pensait encore et toujours, ressentant ce fourmillement dans son bas ventre qui lui était devenu presque familier. Il avait envie de le revoir. Il l'aimait trop pour rester aussi éloigné de lui pendant autant de temps. Il avait envie de le voir, de lui parler, de lui dire tout ce qu'il avait sur le c½ur et dont il venait de se rendre compte. Il ne pouvait pas se passer de lui plus longtemps.


Il jeta sa cigarette par terre puis remonta dans sa voiture.


Tant pis si Bill ne voulait pas lui parler, il pourrait au moins le voir en rentrant, ne serait-ce que le voir..



Il roula vite et mit moins de temps pour refaire la route en chemin inverse. Il se gara et descendit de voiture, claquant la porte assez fortement. La nuit commençait à tomber mais il put distinguer sans aucun problème la silhouette du brun l'attendant sur une marche devant la maison, un cendrier plein posé par terre à ses côtés.


Tom se stoppa. Bill l'attendait visiblement depuis un moment. Il aurait dû s'en réjouir.. Au lieu de ça, une boule de stress vint se loger dans le creux de son ventre. Comment allait-il lui dire tout ce qu'il ressentait? Et si Bill l'attendait juste pour lui foutre un coup de poing comme il l'avait déjà fait auparavant? Et si Bill ne l'aimait pas comme lui l'aimait?


Il avala sa salive difficilement et se dirigea vers la porte. Comme ce matin, il perdait ses moyens, intimidé par son regard fixé sur lui. Et si Bill le rejetait? Il n'avait pas pensé à ça avant et son ventre se serra. Si Bill ne l'aimait pas... Non il ne pouvait pas lui dire qu'il l'aimait, qu'il était amoureux de lui et prendre le risque de le perdre si Bill l'aimait seulement comme un frère.

Si Bill ne l'aimait pas d'amour...



Ses belles résolutions s'envolèrent. Il passa devant lui, évitant soigneusement son regard. Il attrapa la poignée de la porte, retenant son souffle au moment où une main s'accrocha à son bras. Il frissonna au son de la voix de l'androgyne mais n'osa pas se retourner pour le regarder.



________ - Je crois qu'il faut qu'on parle Tom.


Je ne sais pas ce que tu penses de tout ça, je ne sais pas où on va... J'ai besoin de comprendre, besoin de savoir... Je suis quoi pour toi exactement? Un jouet? Juste là pour le sexe? Je te sers juste à te faire prendre ton pied quand tu n'as aucune fille sous la main? Ou alors je suis juste ton frère? Juste une erreur? Je ne sais pas moi, tout est si confus... si compliqué avec toi. Et puis regarde-moi au moins! J'ai besoin de réponses, tu comprends? J'ai besoin de réponses et toi comme d'habitude tu ne dis rien... Mais putain Tom dis-moi quelque chose! J'ai besoin de savoir si...



Silence. Il n'avait toujours pas lâché le bras du blond, n'était pas près de le faire. Tom avait la tête qui tournait. Qu'est-ce qu'il devait faire? Qu'est-ce qu'il devait lui dire? Partagé entre son c½ur qui lui disait de tout lui avouer et sa raison qui lui disait de surtout ne pas le faire. Mais depuis quand Tom écoutait-il sa raison?


Il ferma les yeux. Il n'avait qu'une phrase à dire, trois mots qui changeraient tout, trois mots qu'il n'avait encore jamais dit à personne.



________ - Je t'aime... chuchota-t-il.



Il se tourna vers Bill, n'étant pas certain que celui-ci l'ait entendu. Tom planta son regard dans le sien, se perdant avec délice dans ses yeux noisettes. Il approcha sa main de la joue du brun, tremblant légèrement. Son c½ur battait à tout rompre dans sa poitrine. Bill ne bougeait plus, le regardait, immobile et muet. Tom caressa lentement sa joue, les faisant frissonner tous les deux. Les papillons dans son ventre ne demandait qu'à s'échapper.



________ Je t'aime Bill.










# Posté le vendredi 29 février 2008 14:59

Modifié le jeudi 30 avril 2009 16:33

Chapitre 8

Chapitre 8
























________ Je t'aime Bill.



Il l'avait dit. Il l'avait enfin dit... Se sentant pousser des ailes et encouragé par le regard insistant et brillant du brun, il poursuivit.


C'est vrai que je t'ai toujours aimé, toujours... mais là c'est différent, je sens que c'est différent. Il m'aura fallut du temps pour comprendre, pour l'admettre surtout, mais maintenant je suis là. Je t'aime plus que tout Bill, beaucoup plus qu'un simple frère, beaucoup plus que n'importe qui. Tu es la seule personne qui compte réellement pour moi, la seule avec laquelle je veux être.


Et tu sais quoi? Ça me terrifie de t'aimer autant, de tenir autant à toi. Car je sais que je ne supporterai pas de te perdre d'une quelconque manière.


J'ai tellement besoin de toi tout le temps Bill... murmura-t-il. Jamais je ne pourrai aimer quelqu'un d'autre autant que toi. C'est juste... impossible.



Il l'embrassa doucement sur les lèvres, fermant les yeux, espérant de toutes ses forces ne pas se faire rejeter. Bill lui en voulait-il toujours? Bill était-il effrayé par tout ce qu'il venait de lui avouer?


Il se détacha de son double, scrutant la moindre expression de doute sur le visage de l'androgyne. Il n'y en avait aucune et il en fut rassuré. Oui il l'aimait, c'était tellement évident pourtant. Comment avait-il pu se le cacher aussi longtemps? Il aimait Bill, depuis toujours. Il sourit à cette pensée et parcouru du bout du doigt les contours du visage du brun. Tu es tellement... parfait, chuchota-t-il tendrement.



Bill ne pu retenir une larme. Non ne pleure pas. Tom l'essuya avec douceur, faisant glisser sa main le long de la joue du brun. Il plongea ses yeux dans ceux couleur noisette, identiques aux siens, d'où une autre larme menaçait de s'échapper. Ce n'était pas le plus beau discours, la plus belle déclaration qu'il avait pu recevoir, mais elle était pour Bill la plus belle et la plus importantes de toutes.



Il se sentait ridicule de pleurer et encore plus d'être incapable de dire le moindre mot. Ses mots, sa voix... tout le faisait encore trembler, tout emplissait son c½ur de joie, d'amour. Il n'en espérait pas tant de la part de son jumeau, même en rêve il ne pensait pas à ça. C'était trop, trop d'un coup, trop d'émotions en trop peu de temps. De nouvelles larmes coulèrent et Bill baissa les yeux pour tenter de les dissimuler. Tom ne le vit pas de cet ½il et lui releva le menton, le forçant à le regarder droit dans les yeux. A la façon dont celui-ci le regardait, Bill comprit que non il ne devait certainement pas le trouver ridicule. Loin de là. Il pouvait voir dans ses yeux un mélange d'amour et de désir. De sincérité.



____ Le peu de doutes qu'il pouvait lui rester s'envolèrent.
Je t'aime tellement Tom... __________



Ses yeux se perdirent une fois de plus sur ses lèvres. Y goûter encore, y goûter toujours...


Tom soupira de bonheur et se laissa embrasser. Douceur de sa voix, douceur de ses lèvres sur les siennes... Les papillons s'échappèrent, enfin. Rien à cet instant n'avait plus d'importance sauf Bill. Bill, Bill, Bill... il n'avait plus que lui en tête. Celui-ci passa les bras autours de son cou, déplaçant quelques unes des dreads de Tom sur son épaule. Les lèvres toujours scellées, cela leur suffisait pour le moment.




Où allaient-ils tous les deux?
Pour le moment la destination leur était inconnue.



« Qui sait ce que l'avenir nous réserve?
La route est longue mais au final le vrai but c'est le voyage lui-même. »
one tree hill




Tout ce que Tom espérait, c'est que le voyage ne s'arrête jamais.

Il serra un peu plus l'androgyne contre lui, entrouvrant les lèvres, cherchant la langue percée du brun avec laquelle il entama un échange passionné. Au bout d'un instant, il se détacha du brun, reprenant son souffle, se perdant à nouveau dans ses yeux. Il avait du mal à croire que tout ceci était réel. Réel. Surprenant le sourire satisfait de Bill, il l'attrapa par les hanches et l'embrassa au coin des lèvres, puis posa son nez froid dans le cou de l'androgyne. Il le sentit tressaillir et sourit de satisfaction. Il remonta lentement son ascension jusqu'à son lobe d'oreille. Bill se laissait faire en tremblant, subissant avec indolence ces improbables et délicieuses caresses.



L'instant était magique et parfait, aucun des deux n'aurait souhaité être ailleurs qu'ici, tous les deux étaient dans leur monde. La nuit commençait à tomber mais ni l'obscurité, ni le froid ne semblait les atteindre, leur importer. Rien ne semblait pouvoir gâcher ce moment. Rien ?



Bill se tortilla sur lui-même. Non, ce n'était vraiment pas le moment pour que son téléphone vibre...


Tu ne réponds pas? demanda le blond alors que son frère se tortillait contre lui, l'air gêné. C'est peut-être important. En vérité, il voulait que le brun décroche pour ne plus sentir le vibreur contre sa cuisse, il n'avait pas besoin de ça en plus pour être excité. Ce fut quand même à regret qu'il sentit les bras de Bill se dérouler de son cou, partir à la recherche de son téléphone dans la poche de son jean trop serrée. Ce fut lorsque Bill se détacha complètement de lui qu'il sentit la fraicheur de l'air. Il frissonna. Bill avait les yeux rivés sur l'écran de son téléphone.



________ - C'est qui ?
________ - Maman...



Tom sourit en signe d'encouragement pour son frère mais ce fut avec une légère appréhension qu'il le regarda décrocher.



________ - Désolé maman j'étais occupé... Son air avait l'air assuré mais Tom remarqua le sourire légèrement crispé.

________ - ...

________ -Tom ? Hm, oui je l'ai vu. Je... il est avec sa copine... enfin je suppose.

________ - ...

________ - Non je ne pense pas qu'il rentre ce soir à la maison.

________ - ...

________ - Moi non plus je ne pense pas rentrer...

________ - ...

________ - Oui je suis avec elle.

________ - ...

________ - Oui je sais qu'on ne se voit pas souvent maman, je sais qu'on reprend bientôt la promo et les concerts...

________ - ...

________ - Ne t'inquiète pas, on sera là demain.

________ - ...

________ - Nan pas besoin que tu appelles Tom, je le ferai. Tu sais comment il est.

________ - ...

________ - Je sais!

________ - ...

________ - Oui à demain.



Il raccrocha et remis le portable dans une de ses poches. Tom le regarda faire, un drôle de sourire sur les lèvres.



________ - Alors comme ça tu es avec une fille?

________ - Alors comme ça tu es susceptible?



Sourires.

Tom se pencha à son oreille.


________ - Viens, chuchota-t-il



Il s'empara de la main de Bill et l'entraina avec lui jusqu'à sa voiture, impatient d'être enfin vraiment seuls tous les deux. Il mit le contact et démarra aussitôt, pressé de partir d'ici. Ils trouvèrent un môtel d'apparence miteuse après avoir roulé une bonne demie heure. Au moins là, ils ne risqueraient pas d'être dérangés par des fans ou bien des paparazzis. Ce n'était définitivement pas le genre d'établissement qu'ils avaient l'habitude de fréquenter mais ils étaient quasiment certain qu'ils ne croiseraient personne. En même temps vu l'endroit...



Tom poussa la porte de l'établissement et laissa passer son frère devant lui. La pièce était faiblement éclairée et Tom ne vit pas de suite le réceptionniste. Celui-ci avait l'air aussi vieux que le bâtiment et sursauta en entendant un raclement de gorge provenant du fond de la pièce.



________ - Je peux vous aider jeune homme ?



Les jumeaux s'approchèrent de lui, l'air pas très rassuré.
C'était un homme d'un certain âge, les cheveux grisonnants, les doigts jaunis par le tabac et le temps tapotant la surface du comptoir en bois sur lequel il se penchait pour mieux voir les deux arrivants.


Tom sentait la main de Bill serrer un peu plus la sienne. Il déglutit.



________ - Oui... mon ami et moi on désirerait une chambre... pour tout de suite, ajouta-t-il sur un ton hésitant qui ne lui ressemblait pas.


L'homme tourna lentement la tête vers Bill, le dévisagea un moment et tendit une clé à Tom qui s'empressa de la mettre dans sa poche.



________ - Merci m'sieur.



Ils partirent en hâte, sans un regard de plus derrière eux. Ce ne fut seulement lorsqu'ils arrivèrent devant leur chambre que Tom se détendit. Ce n'avait pas l'air d'être le cas de Bill.



________ - Tu crois qu'il m'a reconnu? Il avait l'air anxieux, un peu effrayé même. Ils savaient tous les deux quelles pouvaient être les conséquences si une meute de paparazzi venaient ici interroger le vieil homme...


________ - J'en sais rien, je ne pense pas, son ton se voulait rassurant. Mais là tu vois je m'en fous pas mal, la seule chose qui m'intéresse c'est toi Bill.



Il le vit sourire et il se détendit complètement.


Tom sortit la clé de sa poche, l'introduisit dans la serrure puis pénétra à l'intérieur de la pièce, Bill sur ses talons. La chambre était à l'image du reste de l'établissement et du propriétaire : c'était vieux et ça sentait le vieux. Mais peu importait l'endroit. Ils étaient seuls, seuls pour la nuit, ensemble.



Il referma la porte pendant que Bill se débarrassait de sa veste. Tom l'imita puis s'approcha de lui, se penchant sur son cou où il y déposa un baiser. Il releva la tête et planta son regard dans celui de l'androgyne. Pourquoi fallait-il que ce vieux lui ai fait peur? ...



________ - Détends-toi Bill et profite de l'instant présent.



Il déposa un autre baiser cette fois sur ses lèvres. Tendrement, il passa sa langue outre la barrière des lèvres de Bill, passa ses mains dans son dos, le caressant doucement. Il le sentait se déraidir peu à peu, puis se donner pleinement dans ce baiser, partageant cette étreinte avec plus de conviction, de sentiments.



Oublié le vieux réceptionniste, plus de trace du Bill inquiet d'il y avait quelques minutes seulement; Bill était redevenu le Bill sûr de lui, le Bill qui prend les devants. C'était non sans plaire à Tom. Il se laissait faire, le coeur battant.



Il avait toujours les mains dans le dos de Bill, faisant glisser ses doigts jusqu'à sa chute de reins pour ensuite les faire s'infiltrer sous son t-shirt un peu trop court. Sentir sa peau sous ses doigts lui procurait presque autant de plaisir que les coups de langues de Bill dans son cou. Il soupira de bien-être, plantant ses doigts dans la peau nue des hanches de son amant.



Bill lui ôta sa casquette avant de faire de même avec son t-shirt. Ses mains froides se baladèrent sur le torse du dreadé, caressant chaque centimètre carré de sa peau avec délicatesse, avec amour. Tom frissonnait. Il l'embrassa à nouveau sur les lèvres avant de lui enlever à son tour son t-shirt.



Les paumes des mains de Bill se posèrent à plat contre son torse, exerçant quelques pressions sur son corps pour le forcer à reculer. Pas à pas tout en continuant de s'embrasser, ils reculaient tous les deux en direction du lit à deux places. Bill le poussa doucement de façon à ce qu'il s'y asseye. Le matelas s'affaissa un peu sous le poids de Tom. Celui-ci écarta les jambes pour que Bill puisse s'y tenir entre. Il le tira un peu vers lui, glissant ses mains sur ses fesses. Le brun ferma les yeux, posa une main dans ses dreads détachées. Tom approcha son visage de son ventre, souffla doucement dessus avant de couvrir son bassin de baisers. Lentement il fit passer ses mains jusqu'à sa ceinture, lentement il la détacha pour faire glisser le pantalon de Bill le long de ses jambes. Ce soir ne voulait pas aller trop vite, ce soir il voulait lui faire l'amour avec amour mais il devait avouer que la vision de la virilité de Bill déjà bien gonflée était plus que tentante. Tom tentait de calmer ses ardeurs avec quelques difficultés, même s'il était difficile pour lui de ne pas accélérer les choses. Il ne voulait rien précipiter et se contenta d'effleurer son membre durci à travers le boxer. Il se sentait à l'étroit dans son propre vêtement, commençait à se tortiller. Son souffle se faisait aussi irrégulier que celui de Bill qui subissait avec plaisir ses caresses.



________ - Bill j'ai envie de toi...


Il déposa un autre baiser sur son ventre puis leva les yeux sur le visage de Bill. Celui-ci se mordait la lèvre presque jusqu'au sang, ses yeux étaient noirs de désir. En quelques secondes, il faisait disparaître le baggy de Tom, se callait un peu plus entre ses jambes nues. À l'androgyne de mener la danse.



________ - Et si pour cette fois on échangeait les rôles? ...



Tom se raidit un peu. Il ne s'était jamais laissé... prendre. Sa première fois en quelque sorte. Il n'avait pas pensé à ça avant ce soir. Bill, quand à lui, semblait apprécier l'idée. Ses yeux étincelaient et Tom capitula, hocha la tête en signe d'approbation. Un large sourire s'étira sur le visage du brun.



________ - Si tu as mal, tu m'arrêtes tout de suite...



Tom hocha à nouveau là tête. L'excitation et l'appréhension se confondaient. Il se sentait comme ces adolescents qui ont peur de mal s'y prendre, peur d'avoir mal. Il se sentait même un peu ridicule.



Bill se pencha vers son oreille.



________ - À toi de te détendre cette fois Tomi.



Tous deux sourirent, Tom avec peut-être un peu moins d'enthousiasme. Il laissa néanmoins le soin à Bill de lui enlever son boxer et se retrouva entièrement nu devant lui. Les yeux du brun restèrent un moment fixés sur sa virilité déjà bien éveillée. Tom le sorti de sa contemplation en l'attrapant par l'élastique de son boxer qu'il fit disparaître.



Ils étaient tous le deux nus, prêts à faire de cette nuit une nuit inoubliable.


Tom bouillonnait. Le corps de Bill était terriblement bandant et il se mordait les lèvres d'envie. Ce soir ce n'était pas à lui de prendre les devants. Il se laissait donc faire, les caresses de Bill se concentrant essentiellement sur ses cuisses, s'approchant de plus en plus de son sexe. Ces caresses lui procuraient un plaisir sans précédent.


Ça allait être le moment, Tom le sentait. En effet, les doigts de Bill s'approchaient dangereusement de son intimité. Ils se regardèrent dans les yeux un moment, une éternité, puis Tom sentit un doigt s'introduire en lui. Bill s'empara de ses lèvres. Première introduction douloureuse. La deuxième le fut tout autant. Il faillit même lâcher un cri de douleur mais celui-ci fut étouffé par les lèvres du brun. Bill commençait de lents va-et-vient. C'était douloureux certes, mais d'une certaine manière c'était bon...



Un deuxième doigt entra en lui. Il commençait à s'y habituer, à y prendre goût. Surtout quand Bill eut atteint sa prostate, pliant ses doigts au bon endroit. Tom commençait à perdre pied...



Un baiser furtif le ramena à la réalité. Avec son autre main et du bout des doigts, Bill effleurait la peau de son torse. Alors qu'il se retirait de lui, il écarta un peu plus les cuisses du dreadé, son corps sur le sien se penchant sur lui et s'allongeant. Leurs respirations se firent plus rapides, leurs c½urs, eux, battant à l'unisson. Aucun des deux ne pouvaient détacher ses yeux de l'autre. Tom n'en pouvait plus d'attendre, le voulait en lui. Il donna un coup de rein, faisant comprendre son envie et impatience à Bill.



Le brun se pencha encore un peu, leurs virilités entrant en contact, il colla un peu plus son bassin au sien. En appui sur un bras et caressant doucement la joue de Tom une dernière fois, Bill fit à nouveau toucher leurs virilités. S'en était trop pour le dreadé qui sentait qu'il allait exploser. Nouveau coup de rein qui arracha un sourire de satisfaction au brun.



________ - Impatient?


________ - Plus que tu ne peux te l'imaginer!


________ - Alors c'est parfait.



Il l'embrassa une dernière fois et avant que Tom n'ait eu le temps de répliquer, Bill entrait en lui. Sa bouche remontant lentement le long de son torse en même temps qu'il entrait et sortait de lui, sa bouche s'arrêtant avec douceur sur les lèvres de son amant. La douleur était toujours présente mais nettement atténuée par le désir et par la douceur des gestes de Bill. Les mains de Tom glissaient le long de son dos, se perdaient sur ses fesses. Il le pressait plus fort contre lui, le voulant plus profondément en lui. Il prenait véritablement son pied. Les sens exaltés comme jamais, chaque geste, chaque caresse était unique. C'étaient des sensations nouvelles auxquelles il savait qu'il risquait de devenir rapidement accro. Cette chaleur de l'avoir dans le corps... Tom observait son frère lorsqu'il parvenait à garder les yeux ouverts. Les cheveux de Bill se collaient à son front, son maquillage coulait, mais Tom le trouvait beau.



Le brun accéléra le mouvement, Tom se cambrait de plus en plus. Plus Bill s'enfonçait en lui, plus il perdait pied. Il n'allait pas tarder à venir. Il avait la respiration saccadée, la peau transpirante. Oui, il allait venir, tout comme le brun.



Un coup de rein plus prononcé l'envoya directement dans les étoiles. Bill ne tarda pas à se délivrer en lui, Tom le rejoignit quelques secondes après. Il attrapa un bout du drap et s'essuya grossièrement le ventre. Essoufflé, l'androgyne s'étala à côté de lui, posant sa tête sur son torse. Tom attrapa ses doigts et les mêla aux siens. Il était épuisé mais soupira d'aise. Il chercha des yeux ceux de son jumeaux. Ils avaient cette lueur si spéciale, ce mélange d'amour et de passion... Il lui caressa doucement les cheveux avant de l'embrasser sur front.



Ils ne tardèrent pas à s'endormir, leurs deux mains soudées, le sourire aux lèvres.



Tous deux n'effleuraient le bonheur que pour le perdre bientôt.


# Posté le vendredi 28 mars 2008 20:07

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 17:55